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MARCEL

Création 2027

Il est en photo sur le mur de la maison de famille.
Il nous interpelle, de son regard en face, convoquant les
récits des générations d’avant qui nous ont transmis son i m a g e.
On l’a pas connu, nous, cet arpenteur des rues de Bourges, mais il nous regarde et nous offre des questions qui vont au-delà de lui-même.
Il est intéressant parce qu’il bouscule.
Les gens, les rues, les normes.
Certains le définissent comme « clochard
volontaire », « artiste brut », « femme inventée ».
Nous, on a envie de le voir comme un être libre - y compris de toute définition - et de l’appeler par son prénom :

MARCEL

     Marcel, dessinateur et photographe, a laissé une marque indélébile sur la ville de Bourges qu’il a capturée dans les moindres détails, par des peintures et dessins extrêmement réalistes, mais aussi parfois abstraits.
Il arrive à Bourges en 1934, à 21 ans, alors que sa mère vient d’être internée en hôpital psychiatrique après avoir tué son mari. Passionné de dessin, Marcel ne quitte quasiment plus la ville, qu’il arpente avec son tricycle fait maison.
Il passe ses journées en extérieur, parfois habillé en femme, dans des robes qu’il a lui-même dessinées, bouleversant les normes de genre – il trouve que les habits féminins sont plus esthétiques –, ce qui lui vaudra plusieurs arrestations. Lecteur passionné d’encyclopédies, il parle sept langues, cartographie avec précision des pays qu’il n’a jamais visités, et dessine l’évolution de la ville qui
voit arriver les premiers HLM. Il vend ses œuvres pour acheter de la nourriture, de la viande pour ses chats ou du matériel à dessin. On lui offre de vivre dans un appartement municipal mais il n’y reste que quelques jours, préférant ses cabanes de terrain vague où il vit dans une extrême sobriété, refusant tout confort matériel

 

     Il ne s’agit pas d’essayer de dresser un portrait réaliste de l’homme, mais bien de confronter les récits tout en rappelant la subjectivité des différents points de vue ou les défaillances de la mémoire, là est le point important : un peu à la manière dont il cartographiait des pays qu’il n’avait jamais visités, on s’attachera encore plus aux regards sur Marcel Bascoulard, qu’à son histoire elle-même. Avec toujours en tête une attention particulière à respecter sa personne, sans tomber dans le simple hommage ou la tentative d’interprétation artistique ou psychologique.

     Pour l'écriture de ce spectacle, nous partirons concrètement sur ses traces pour interroger les gens qui l’ont connu et confronter les points de vue, la fascination ou la répulsion, les souvenirs, les interprétations qui se mélangent pour former une image fragmentée, un kaléidoscope, une anamorphose projetée sur les murs de Bourges… à projeter ensuite ailleurs

 

     Comme si toute autre ville pouvait être chez lui.


     Comme s’il questionnait l’universel.


     Comme s’il était le point de départ d’une réflexion bien plus vaste.
 

Écriture & Mise-en-scène : Malou Lévêque

Écriture, mise-en-scène & interprétation : Jules Poulain Plissonneau

Équipe en construction

Regards extérieurs : Christine Cardeur (Cie Jubilo Label Bleu), Margaux Chataux (réalisatrice), Sara Mangano & Pierre-Yves Massip (Cie Mangano-Massip) et Émilie Labédan (Cie La Canine)

Spectacle lauréat de la Bourse Écrire pour la rue 2024 de la SACD et de la DGCA


Co-production : Interstices (44)
 

Accueil en résidence : Interstices (44), Le Carroi (18), MJC Ancely (31)

Nous sommes à la recherche de co-production et d'accueil en résidence

 


Interstices Nantes
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Si vous souhaitez consulter le dossier artistique du spectacle, n'hésitez pas à nous contacter !

© Quasar/Quasar
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